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Flexi-jobs en Belgique : nouvelles règles depuis juillet 2026

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    Go HR Go HR
  • 14 août
  • 3 min de lecture

Depuis le 1er juillet 2026, les flexi-jobs sont accessibles à presque tous les secteurs en Belgique. Conditions, coût, pensionnés et exclusions : Go HR fait le point.


Depuis le 1er juillet 2026, le régime des flexi-jobs a été étendu à la quasi-totalité des secteurs, privés comme publics.

Pour de nombreuses entreprises qui n'y avaient jusqu'ici pas accès, le flexi-job devient donc une nouvelle possibilité pour répondre à des besoins ponctuels de personnel.

Attention toutefois : « presque tous les secteurs » ne veut pas dire « tous les employeurs sans exception ».


Chaque secteur conserve la possibilité d'exclure ou de limiter le recours aux flexi-jobs via sa commission paritaire. Ces exclusions peuvent par ailleurs évoluer.

Avant d'engager votre premier flexi-jobber, mieux vaut donc vérifier que votre entreprise peut effectivement bénéficier du régime.


Qui peut travailler comme flexi-jobber ?

L'élargissement du système ne change pas les conditions d'accès pour les travailleurs salariés.

Pour exercer un flexi-job en plus de son emploi principal, le travailleur doit notamment avoir été occupé au minimum à 4/5e d'un temps plein auprès d'un ou plusieurs autres employeurs au cours du troisième trimestre précédant le flexi-job.

Autre règle importante : un travailleur déjà occupé dans votre entreprise ne peut pas y exercer simultanément un flexi-job.

Le flexi-job doit donc bien constituer une occupation distincte de son emploi habituel.


Et pour les pensionnés ?

Le système est plus souple pour les pensionnés.

Depuis le 1er juillet 2026, ils peuvent exercer un flexi-job dès le premier jour où ils sont officiellement inscrits comme pensionnés, sans devoir respecter de délai d'attente.

Le régime fiscal diffère également selon la situation du flexi-jobber :

  • pour un travailleur non pensionné, le plafond de revenus flexi exonérés d'impôt s'élève à 18.440 € par an pour les revenus 2026 ;

  • pour un pensionné ayant atteint l'âge légal de la pension, le flexi-salaire est exonéré sans plafond.


Combien coûte un flexi-job à l'employeur ?

Le flexi-job bénéficie d'un régime particulier, mais il n'est évidemment pas gratuit pour l'employeur.

L'employeur est notamment redevable d'une cotisation patronale spécifique de 28 %.

Quelques formalités doivent également être respectées lors de l'engagement et de l'occupation du travailleur.

Cela reste néanmoins une formule qui peut être intéressante pour renforcer ponctuellement une équipe sans nécessairement engager immédiatement un collaborateur dans un régime classique.


Dans quelles situations envisager un flexi-job ?

L'intérêt du dispositif dépend évidemment de votre activité et de votre organisation.

Il peut notamment être envisagé pour absorber temporairement une hausse d'activité, remplacer une absence, renforcer une équipe pendant certaines périodes ou couvrir des besoins ponctuels et récurrents.

L'élargissement du régime permet surtout à davantage d'entreprises de se poser désormais la question :

« Est-ce que le flexi-job pourrait être une solution adaptée à certains de nos besoins ? »

Avant de vous lancer, trois vérifications sont essentielles : votre secteur autorise-t-il les flexi-jobs, le candidat remplit-il les conditions et le régime est-il réellement adapté à votre besoin ?

Chez Go HR, nous pouvons vérifier ces différents éléments avec vous et nous charger des formalités liées à l'engagement.


Quels secteurs restent exclus des flexi-jobs ?

À ce jour, certaines activités et commissions paritaires restent exclues, totalement ou partiellement, du dispositif :

  • les fonctions artistiques, artistico-techniques et de soutien artistique relevant du Travail des Arts ;

  • CP 323 – catégorie d'employeur 037 : travailleurs domestiques ;

  • CP 320 – catégorie d'employeur 320 : entrepreneurs de pompes funèbres, sauf certains ouvriers exerçant des activités comparables à celles d'un travailleur occasionnel ;

  • CP 144 – agriculture, catégories d'employeurs 193 et 293 ;

  • CP 145 – horticulture, catégories d'employeurs 194, 494 et 594, à l'exception de l'aménagement et/ou de l'entretien de parcs et jardins ;

  • CP 143 – pêche maritime, avec certaines exceptions pour le personnel à terre et le personnel des entrepôts. L'occupation d'ouvriers flexi n'est notamment pas possible dans la catégorie d'employeur 186 relative à la vente de poissons.


Cette liste étant susceptible d'évoluer, pensez à vérifier la situation de votre secteur avant tout nouvel engagement.

 
 
 

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